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synthèse pour l'utilisation du flash

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synthèse pour l'utilisation du flash

Message par Photographix le 29/2/2016, 09:32

Bonjour,
Comme le descriptif du sujet je trouve le chapitre de Jean-Christophe de Nikon-Passion, tiré de son Guide d'utilisation du Reflex, excellent et assez général pour servir tout possésseur d'APN qui veut se lancer dans la photo au flash.
Aussi je reproduit cette extrait (le chapitre dédié aux flashs) en espérant l'utilité pour tous:

Comment utiliser un flash avec un reflex numérique ?

Les flashs électroniques modernes peuvent fonctionner de différentes façons
sur les reflex numériques actuels et il est parfois un peu difficile de s’y retrouver.
Voici les notions essentielles pour en savoir plus les différents modes de
fonctionnement.
1. Quelques bases
Le flash est un accessoire qui permet, lors de la prise de vue,
d’ajouter une source de lumière artificielle d’une température
comprise entre 5000 et 6000 Kelvin (la lumière du soleil est
de 5400 K). Sa vitesse varie entre 1/200s à 1/50.000s.

La puissance d’un flash est indiquée en Nombre Guide (NG).
La formule suivante permet de calculer le diaphragme f à
utiliser en fonction de la distance flash/sujet D (en mètre) :
Cette valeur est exprimée par certains fabricants (par exemple Nikon) avec un objectif
de 35 mm à 100 ISO.
D’autres donnent le NG avec une focale de 105 mm (plus flatteur) ; si le flash est
équipé d’un zoom, il s’agit de sa valeur la plus haute. Plus le NG est important, plus la
puissance et la portée seront grandes.
Il est possible de calculer le NG pour une autre sensibilité :

Mais également pour plusieurs flashs :
Pour les prises de vues en extérieur, il faut diviser par deux le NG. L’ajout d’un réflecteur
ou d’un diffuseur modifiera le NG de -0,3 à – 1 IL.
Utilisez par exemple cette formule pour avoir une approximation :
L’intensité de l’éclair diminue en fonction du carré de la distance. Autrement exprimé,
une même superficie reçoit quatre fois moins de lumière chaque fois qu’elle se situe
deux fois plus loin.
Selon le type de flash utilisé, le nombre-guide peut varier dans des proportions
importantes :
•• flashs intégrés au boîtiers : NG de 10 à 20
•• flashs annulaires : NG de 5 à 15
•• flashs de type cobra : NG de 15 à 50
•• flashs de type torche : NG de 30 à 70

2. La synchronisation du flash

a. Flashs manuels
Pour le réglage, référez-vous aux indications
apposées au dos du flash ou sur le tableau fourni
avec le manuel d’utilisation.
Sélectionnez sur le boîtier la vitesse de synchronisation
et, une fois la distance choisie, réglez le diaphragme
en fonction de l’ouverture préconisée, suivant la
sensibilité choisie (ISO).



Exemple 1 : réglage avec les formules du premier paragraphe, pour un flash au NG de 20
En prise de vue normale à 100 iso à 3,5 m :
Avec un réflecteur, diffuseur ou dôme :
Pour réaliser du « fill-in », réglez le flash avec une ou deux valeurs d’ouverture du
diaphragme supérieures à celle choisie sur l’objectif : f 8 ou f 11.
Exemple 2 : réglage avec les donnés d’un flashmètre

Reportez les valeurs données par le flashmètre.
Pour utiliser un flash manuel non compatible CLS (Creative Light System) avec un reflex
numérique récent il faut opter pour la méthode flash et boîtier en mode M ou mode A.
b. Flash Auto ou computer (alternative au mode TTL)
La lumière réfléchie par le sujet est analysée par un capteur optique situé sur le flash.
Quand l’intensité de l’éclair est constante, un interrupteur fait varier la durée de l’éclair
pour donner l’exposition adéquate.
Pour les flashs automatiques, le choix des ouvertures est plus grand car l’intensité est
variable.


c. Flash TTL (Through The Lens)

L’éclair est analysé à travers l’objectif (TTL pour ‘Through The Lens’) sur le capteur qui se
trouve dans le boîtier. Sur les boîtiers récents, il est analysé par un capteur multizone.
Les flashs récents sont iTTL : dotés d’un système d’éclairage créatif CLS (Creative Light
System), des pré-éclairs pilotes sont émis en permanence avant le déclenchement pour
une transmission des informations colorimétriques du sujet du flash vers le boîtier.
•• le iTTL est utilisable pour les boîtiers numériques compatibles CLS (e-ttl chez Canon, P-TTL chez Pentax , ADI chez Sony)
•• le DTTL est utilisable pour les boîtiers numériques non compatibles CLS
•• le TTL est utilisable sur tous les boîtiers TTL
Vous devez tenir compte de la vitesse de synchronisation du boîtier (1/60s, 1/125s,
1/250s, 1/500s) pour l’emploi du flash, car l’utilisation de deux rideaux fait que le
capteur, à haute vitesse, ne sera pas couvert entièrement. Le deuxième rideau (les
lamelles plus exactement) commence à se fermer quand le premier n’a pas fini sa
course, ne laissant apparaître qu’une bande.
•• Synchronisation premier rideau : le flash se déclenche immédiatement après
l’ouverture complète de celui-ci. C’est l’option standard de tous les boîtiers reflex.
•• Synchronisation deuxième rideau : le flash se déclenche juste avant la fermeture
de celui-ci. Cette technique est utilisée pour éviter de figer le sujet. Utilisé pour des
temps d’exposition plus longs.
•• Synchro lente : le flash est contrôlé à une vitesse d’obturation lente, cela permet
d’exposer aussi bien le sujet que l’arrière plan, en faible lumière ou de nuit. Il est
préférable d’utiliser un pied pour éviter le flou dû au bougé.
•• Synchro ultra rapide (FP) : utilisée en forte lumière pour réduire la PDC, quand la
vitesse d’obturation dépasse la vitesse de synchronisation. Le flash émet plusieurs
éclairs pour couvrir tout le support. Utilisable uniquement avec la technologie CLS.
La puissance de l’éclair sera moins importante.

3. Différentes utilisations du flash
a. Eclairage direct
Inclinaison de la tête à 0°, l’éclair est directement dirigé sur le sujet. Cela ne pose pas
trop de problèmes en extérieur car le NG est divisé par deux.
Par contre il est préférable d’utiliser les accessoires supplémentaires décrits ci-dessous,
surtout pour les photos d’intérieur.

b. Les réflecteurs
Positionnés sur la tête du flash cobra en position verticale (de 50° à 90°) de marque
Lumiquest, Lastolite, Photoflex…
Placés au dessus du flash, des plaques de polystyrène ou cartons présents dans notre
environnement aident à transmettre l’éclair du flash sur les murs et plafonds (inclinaison
de la tête à au moins 50°).
Choisissez de préférence des réflecteurs blancs pour augmenter la réflexion, ou dorés
pour apporter de la chaleur à l’éclairage et donc à l’image.
Ces réflecteurs permettent de réduire et d’adoucir les ombres portées en fournissant
un éclairage uniforme. La couleur d’un réflecteur influe sur la couleur de l’éclair émis en
direction du sujet.



Présent sur les flashs avec diffuseur, le plateau de commande sert également de
réflecteur, utilisable quand le flash est en position entre 50° et 90°. Ceci est pratique
pour éviter l’ombre formée par la diffusion du plafond, une partie de l’éclair est dirigée
directement sur le sujet.
Il est possible de rajouter ce petit panneau sur les flashs qui n’en sont pas dotés
d’origine.

c. Les diffuseurs
Placés devant le flash, les diffuseurs peuvent consister en une feuille de calque, une
plaque d’altuglas, un plexiglas dépoli, etc.
Accessoire intégré sur les flash récents, le diffuseur permet d’ouvrir l’angle du flash et de
couvrir ainsi les focales inférieures à 24 mm. Ils provoquent par contre une diminution
de la puissance ainsi que des ombres portées. S’ils sont associés au réflecteur, ils
apportent plus de douceur à l’image.
d. Les dômes
Les dômes sont des capuchons translucides qui renvoient la lumière diffusée dans tous
les sens ; les cotés et la partie centrale déploient l’éclair. Certains modèles ressemblent
à des ballons que l’on place devant le flash. Le dôme associé à un diffuseur produira
une diffusion amplifiée.


Le lightquest de gary fong est aussi très efficace tant en direct (grâce à son dome diffuseur qu'en indirect vers le haut.




e. En pose, mode B
De nuit, avec une exposition supérieure ou égale à 30 secondes, il est possible d’éclairer
certaines zones avec le flash (tenu à la main) en position manuelle. Vous obtiendrez
ainsi des effets assez surprenants. Ou bien vous pourrez faire disparaître des éléments
gênants.
Connu sous le nom d’Open flash, cette technique permet d’utiliser des temps
d’exposition très longs (jusqu’à 20 min dans l’obscurité totale). Elle permet d’exposer
aussi bien le premier plan que l’arrière plan.
L’utilisation d’un trépied est obligatoire : positionnez le boîtier en mode B, déclenchez
et déplacez-vous dans la scène à photographier en déclenchant le flash sur les zones
désirées. Arrêtez ensuite l’exposition sur le boîtier.
Le numérique permet une visualisation immédiate pour affiner l’éclairage (le bruit est
important lors de pauses trop longues). L’utilisation de filtres sur le flash est également
possible. Avec l’open flash, nous vous recommandons d’utiliser une torche pour son
autonomie et sa puissance.
f. Stroboscopique
L’effet stroboscopique consiste à déclencher le flash à plusieurs reprises durant la même
exposition. Réalisé sur fond noir, cet effet est pratique pour des sujets en déplacement
rapide. Vous obtenez alors une décomposition du mouvement sur l’image.
L’utilisation d’un pied est recommandée car la vitesse d’obturation (VO) est lente
(s’applique en mode M). Pour choisir la vitesse d’obturation, il faut utiliser la formule
suivante :
g. Mémorisation du flash (FV)
En utilisant cette option il est possible (avec boîtiers et flash CLS) de mémoriser la
puissance de l’éclair sur le sujet choisi et ensuite de modifier l’ouverture, la focale ou le
cadrage, afin de reprendre une prise de vue avec cette mémorisation.
74 Bien débuter avec votre reflex numérique
h. Le Fill-in
Le Fill-In consiste à utiliser le flash de jour pour déboucher les ombres et ajuster l’équilibre
entre lumière ambiante et lumière du flash. En mode TTL, modifiez l’exposition du flash
de -0,3 à -1 IL pour plus de naturel.
Avec un flash manuel ou automatique, réglez une valeur de diaphragme supérieure à
celle choisie sur l’objectif.
i. Les filtres
Les filtres sont à placer devant le flash : ils vont réchauffer les couleurs de la lumière
émise (parfois jugée un peu froide). Ces effets peuvent être compensés avec un logiciel
de traitement d’image. Les filtres permettent aussi d’ajouter des couleurs sur l’arrière
plan, ou de créer des effets.
j. Multi flashs

L’association d’au moins deux flashs permet un éclairage plus harmonieux, avec moins
d’ombres portées. Cela permet également d’augmenter le NG, pour des sujets éloignés
ou lors d’une recherche de PDC plus grande.

Les boîtiers dotés d’un flash intégré et programmés en flash extérieur vous permettent
d’éliminer les câbles de liaison. Pour les autres boîtiers, il faut un accessoire
supplémentaire qui transmet l’information par liaison infrarouge (IR). Pour éviter l’éclair
du flash intégré sur le sujet, il y est préférable de masquer celui-ci.


[size=16]4. Les pièges du flash/size]

a. L’effet fromage blanc


Cette expression courante est utilisée pour expliquer l’effet d’un coup de flash de face
qui donne un rendu tout blanc. Pour y remédier (suivant la configuration) :
•• réduisez la puissance du flash
•• éloignez le flash du sujet
•• placez un diffuseur sur le flash
•• utilisez un réflecteur
•• combinez plusieurs de ces options

b. Aquarium ou vitrine
Sur une surface réfléchissante et translucide, avec le flash monté sur le boîtier, la
résultante est une photo de l’éclair. Afin d’éviter ce désagrément placez le flash à 45°
par rapport à la surface, ou collez l’objectif sur la vitre.


c. Ombres portées
L’ombre portée est une ombre produite par le flash (par exemple sur le mur derrière
le sujet pour un portrait) : l’utilisation multi flashs, d’un réflecteur ou d’un diffuseur est
recommandé pour atténuer ce phénomène.

d. Les yeux rouges
Lorsque la pupille est dilatée pour compenser le manque de lumière ambiante, elle
laisse pénétrer et refléter l’éclair du flash au fond de l’oeil, créant l’effet yeux rouges
quand le flash est dans l’axe optique.
Pour éviter ce phénomène, plusieurs méthodes existent :
•• dévier l’axe optique
•• pré-éclairs du flash pour fermer la pupille (programme prédéfini sur certains boîtiers)
•• diffusion de l’éclair du flash, plafond …
•• utilisation du dôme
•• correction par un logiciel de traitement d’image
e. Atténuation d’un contre-jour
Pour atténuer un contre jour, le flash est très pratique. Par contre quand le soleil est
trop violent, il faut réaliser la mesure de la lumière sur le sujet et non sur l’ensemble de
la scène.

Pour mieux comprendre vos erreurs quand vous utilisez un flash, le meilleur moyen de
progresser est de pratiquer, de faire des essais et de prendre des notes pour garder
trace des réglages qui vous conviennent le mieux. Les flashs actuels sont de plus en
plus difficiles à prendre en défaut, mais cela reste toujours un domaine complexe à
maîtriser.
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Compact Sony DSC80 de mes débuts en numérique (2006)
Logiciels de traitements: Silkylpix , ViewNx II , Capture NX II de Nikon, Photoplus X7 et ACDSee Pro9 (le plus utilisé)
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