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[Amateur] Savoir calculer avec les paramètres de l'exposition.

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Lionel
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[Amateur] Savoir calculer avec les paramètres de l'exposition.

Message par Lionel le 5/6/2014, 07:11

Bonjour.

Alors aujourd’hui nous allons savoir comment établir les égalités lumineuses en terme d’exposition.

1) L’utilité de conversion.

Nous savons que pour régler l’exposition nous nous servons de trois paramètres (n’y revenons pas). Mais pour la compréhension photographique, il est fondamental de savoir faire les conservions en tête pour obtenir des équivalences avec des paramètres différents.
Voici quelques exemples où cela s’avère bien utile.

A) Nécessité de changer la vitesse d’obturation.

Vous êtes en mode manuel. Vous trouvez dans une situation où vous avez une bonne exposition pour une photo d’un sujet immobile.
Mais vous avez besoin de prendre un sujet qui cette fois-ci bouge plus rapidement. Donc en augmentant la vitesse d’obturation (par exemple 1/500ème de seconde) entraînant une perte de luminosité, vous allez avoir besoin de savoir comment rattraper la perte de lumière. Et pour ça, il vous faut établir cette perte avec précision et voir si, en fonction de votre matériel, vous avez la possibilité de le faire. Avez-vous une optique suffisamment lumineuse ? Est-ce que votre capteur est assez puissant ? En fonction des résultats, vous saurez si c’est possible ou non et vous pourrez faire vos choix créatifs.
Il en va de même si vous voulez au contraire passer d’un sujet mobile à un sujet fixe.

B) Besoin de changer la profondeur de champ.

Vous êtes en mode manuel. Voyant votre prise de vue, vous n’êtes pas satisfait de la profondeur de champ. Elle est trop courte, ou trop longue. Vous allez changer l’ouverture du diaphragme, et dans ce cas vous allez ou bien gagner ou bien perdre de la luminosité.
Comment compenser cette perte ou ce surplus de luminosité tout en conservant la même exposition ?

C) Le posemètre n’est plus fonctionnel.

Dans les deux précédentes situations, même en mode manuel, nous pouvions aussi compter sur le posemètre incorporé à l’appareil (déjà étudié en chapitre 4). L’emploi d’un mode permettant l’accès prioritaire ou bien à l’ouverture du diaphragme, ou bien à la vitesse d’obturation pouvait encore être une solution.
Mais supposez que vous fassiez cette photo et que votre posemètre incorporé ne soit pas fonctionnel ou bien parce que nous sommes dans une situation difficile pour lui, ou bien parce qu’il ne vous indique pas les bonnes compensations (il peut avoir qu’un seul type de mesure d’exposition), ou bien que le posemètre soit défectueux, ou bien encore que vous souhaitiez refaire la photo avec un appareil argentique non équipé de posemètre (ou bien dont on ne sait pas si l’on ne peut compter). Il peut y avoir d’autres exemples comme l’utilisation de filtres gris sur lequel le posemètre ne donne généralement pas la bonne mesure. D’autres exemples m’ont sans doute échappé.
Là, il va falloir repenser l’exposition et la planifier entièrement. Cela ne veut pas seulement dire la comprendre, mais savoir faire cette conversion en tête.

D) L’utilisation d’un posemètre externe.

Le posemètre peut aussi être un posemètre indépendant de façon à évaluer l’exposition nécessaire selon telle ou telle situation.
Et lui, ignore ce que vous voulez bien exposer. Est-ce que vous voulez exposer quelque chose qui réfléchit déjà bien la lumière donc qui est déjà blanc, quelque chose qui la réfléchit moyennement donc qui est déjà gris, ou quelque chose qui ne réfléchit pratiquement pas de lumière à savoir qui est noir. Il va vous fournir une exposition basée sur une demi teinte que nous appelons par convention « 18% de niveaux de gris ». Par conséquent, il vous faudra monter ou descendre l’exposition.

Enfin, je voudrais dire que c’est aussi une question de fierté, de compétence, de savoir faire de la photo sans être tributaire d’un mode semi automatique. C’est quelque chose que vous devez savoir !

Je vous mets f/4 + 1/500ème + 400 ISO. Si je change et que je mets f/2 + 1/640ème, vous savez à combien doit se trouver l’ISO ? Non ! C’est pour ça que je vous conseille d’apprendre. Moi je sais que ça nous fait 2000 ISO. Pourquoi ? Parce que j’utilise la méthode de calcul permettant cette conversion. Un calcul de tête.


2) Le raisonnement en « stops ».


A) Les appellations et les bonnes résolutions à prendre.

Pour savoir faire ces conversions d’exposition, nous devons raisonner un nombre de fois. Combien de fois gagnons nous en lumière, et combien de fois perdons-nous en lumière. 4 appellations sont possibles toutes signifiant la même chose dans notre contexte :

- Diaphragme
- Cran
- Indice de Luminosité (I.L.)
- Stops


Je vous déconseille fermement l’emploi d’utilisation des termes « Diaphragme », et « Cran » car ils peuvent induire en confusion.
Le fait de parler de « diaphragme » peut nous faire penser à l’ouverture du diaphragme alors que ce n’est pas forcément l’ouverture du diaphragme que nous changeons. C’est pourquoi, je suis contre cette appellation.
Le fait de parler de « cran » a déjà prêté aussi à confusion les personnes pensant qu’il s’agit d’un coup de molette alors que ça n’a aucun rapport. Selon les appareils, il faut en réalité 3 coups de molette pour faire un cran (parfois 2 sur certains appareils), donc vous voyez que c’est bonjour la confusion.
Néanmoins, on rencontre parfois les termes diaphragme ou crans: c’est pourquoi je les ai nommés afin que vous puissiez savoir de quoi parlent les personnes.

Préférez de parler d’Indice de Luminosité (I.L.) ou de « Stops » selon votre convenance. Personnellement, j’utilise assez souvent le terme de « Stop ». Si ce terme vous gêne, il vous suffit remplacer à chaque fois que je parle de « Stop » par le terme « Indice de Luminosité » symbolisé par les initiales « I.L. »

B) Le fonctionnement des stops.

Nous arrivons au stop suivant chaque fois que nous arrivons à deux fois plus ou deux fois moins de luminosité. On dit alors que l’on gagne ou que l’on perd un stop. Par exemple, vous avez une exposition précise, et qu’un changement d’exposition entraîne deux fois plus de lumière (ce qui est le cas par exemple si vous montez la sensibilité ISO de 100 à 200), et bien à ce moment, vous gagnez (ou vous montez) d’un stop.
On parle de 2 stops au-dessus lorsqu’il y a 4 fois plus de lumière entrant dans la chambre noire. Pourquoi 4 fois plus ? Parce que comme nous montons d’un stop à chaque fois que nous multiplions l’exposition par 2, et bien monter 2 stops signifie 4 fois plus de lumière, de même que 3 stops 8 fois plus de lumière puisque dans ce dernier cas, nous avons multiplié par 2 à trois reprises ce qui nous donne X2 X4 X8 soit 3 stops.

Evidemment, nous avons le même fonctionnement en cas de perte de lumière. Si cette perte est de 2 fois, nous perdons 1 stop, si elle est de 3 fois, nous perdons 1 stop et demi, si elle est de 4 fois nous perdons 2 stops. 3 stops nous faisant diviser par 2 à trois reprises (divisé par 2, re divisé par 2, et encore re divisé par 2), cela nous fait diviser par 8 soit 8 fois moins de lumière entrant dans la chambre, à savoir 3 stops de perdus.

3) Les conversions.

Il est vrai que nous pouvons facilement réaliser l’augmentation d’1 stop ou la diminution d’1 stop en fonction par exemple de la sensibilité ISO. 400 ISO + 1 stop nous donne 800 ISO. 400 ISO – 1 stop nous donne 200 ISO.
Néanmoins c’est déjà plus difficile avec la vitesse d’obturation, mais surtout avec l’ouverture du diaphragme.

A) La difficulté avec l’ouverture du diaphragme.

A ce titre, j’attire votre attention sur le fait qu’en rubrique des débutants, au chapitre 3, nous avions appris l’ouverture de diaphragme, et j’avais mis un schéma sur différentes ouvertures avec des valeurs f/2, f/2.8, f/4, etc… En petit et en rouge, je vous avais conseillé d’imprimer ce croquis sans vous expliquer toutes les raisons. Voici à nouveau ce croquis :



Nous voyons au travers de ce croquis, les valeurs sur l’échelle des stops. f/11 qui ouvre 2 fois plus que f/16 par exemple (gain d’1 stop), et ainsi de suite pour toutes les valeurs. Voilà pourquoi je vous conseille de l’imprimer et de l’apprendre par cœur.

B) Bien comprendre les calculs sur le diaphragme.

Comment pouvons-nous être sûr que f/2.8 est à un stop en dessous de f/2 ? Comment sont calculés les stops pour l’ouverture du diaphragme ?
Ils sont calculés par un coefficient correspondant à un radical de 2 quelque soit la valeur. Compte tenu du fait que plus l’ouverture du diaphragme est petite et plus nous avons un grand chiffre, pour la perte d’un stop, nous multiplions par un radical de 2 (soit 1,41 arrondi à 2 chiffres).
Or, 2 X 1,41 = 2,82 soit f/2,8 arrondi à un chiffre correspond bien à ce croquis.
A l’inverse, pour calculer la montée d’1 stop par exemple à partir de f/8, nous allons devoir appliquer une division. 8 divisé par le radical de 2 nous donne f/5.67, et nous fait arrondir à f/5.6 comme notifié par le schéma.

A noter que ce point D reste peu utile si vous connaissez par cœur le schéma sauf que ce schéma n’est pas complet. Il existe des ouvertures plus grandes que f/2 et plus petites que f/16. Je vous conseille aussi de les apprendre par cœur.

C) Les calculs en stop.

Si vous êtes sur une exposition de f/8 + 1/400ème + 400 ISO. Pour avoir un peu moins de profondeur de champ, on peut choisir de monter le diaphragme d’un stop ce qui nous donne 8/1,41 = f/5.6 (conformément au croquis).
L’image va donc être deux fois plus lumineuse. Equilibrons la balance en faisant perdre un stop un autre paramètre de l’exposition comme la sensibilité ISO qui est encore à 400. La perte d’un stop à partir de 400 nous donne (400/2) 200 ISO.
Résultat : l’exposition était à f/8 + 1/400ème  + 400 ISO, et cela nous fait :
f/5.6 (gain d’un stop) + 1/400ème (à ne pas bouger) + 200 ISO (perte d’un stop).

Autre exemple : f/4 + 1/60ème + 200 ISO.
Ici, nous sommes à la limite d’un risque de flou de bouger si nous ne sommes pas équipés d’un trépied à cause de la vitesse d’obturation (conformément au chapitre 3). Notre focale est à 60mm, et en plus le sujet en question est en mouvement.
Nous pouvons avoir besoin d’augmenter la vitesse d’obturation par exemple à 1/500ème de seconde. Combien de stops perdons-nous ? De 1/60ème à 1/125ème cela nous fait 1 stop, de 1/125ème à 1/250ème cela nous fait 2 stops, de 1/250ème à 1/500ème nous sommes arrivés à 3 stops de perdus par la vitesse d’obturation.
En plus, avec f/4, notre profondeur de champ peut être encore un peu courte, et nous souhaitons l’augmenter. Nous baissons d’un stop de f/4 à f/5.6 et d’un deuxième stop de f/5.6 à f/8.
Résultat, nous avons perdu 3 stops par la vitesse d’obturation, et 2 stops par l’ouverture du diaphragme, soit 5 stops de perdus.
Mécanisme de la balance oblige, nous allons devoir récupérer ces 5 stops de perdus par 5 stops. Le dernier paramètre est la sensibilité qui est à 200 ISO.
200 ISO + 1er stop (pour 400 ISO), + 2ème stop (pour 800 ISO), + 3ème stop (pour 1600 ISO), + 4ème stop (pour 3200 ISO) + 5ème stop qui nous donne 6400 ISO.

Résultat : f/8 + 1/500ème + 6400 ISO.

Du point de vue de l’exposition, nous avons parfaitement raison. Mais connaissant le chapitre 3, vous savez ce que nous risquons à 6400 ISO (d’ailleurs certains appareils ne le proposent tout simplement pas). Donc, nous devons équilibrer l’exposition autrement pour une amélioration qualitative.

6400 ISO – 2 stops (soit /2 puis /2) = 1600 ISO.
1/500ème + 1 stop = 1/250ème
f/8 + 1 stop = f/5.6

Résultat : f/5.6 + 1/250ème + 1600 ISO

Je vous conseille vivement de vous exercer.

D) Les calculs en tiers de stops.

Là, c’est le point le plus difficile car c’est l’exactitude la plus précise.
Souvent, les appareils sont divisés en tiers de stop, ce qui signifie que pour passer d’un stop à l’autre nous devons donner 3 coups de molette puisque chaque petit coup de molette représente 1/3 de stop. Arrivé à 3 coups de molette, nous arrivons au stop suivant qu’il soit au-dessus ou en dessous.

Certains appareils divisent en demi stop, ce qui demande seulement 2 coups de molette pour le stop : c’est le cas de mon reflex argentique Canon EOS 300V.

Mais nous allons nous cantonner à un calcul au tiers de stop, le plus souvent représenté. Je vous conseille également d’apprendre ceci par cœur. Avec l’habitude j’ai tout ça en mémoire depuis longtemps, et c’est important de les avoir en soi.

Voici les valeurs ouvertures de diaphragme comprises entre f/2 et f/22, divisée en tiers de stop. Je vous ai mis chaque stop en rouge, le premier tiers perdu en vert, et le second tiers perdu laissé en police bleutée.

f/2 f/2.2 f/2.5 f/2.8 f/3.2 f/3.5 f/4 f/4.5 f/5 f/5.6 f/6.3 f/7.1 f/8 f/9 f/10 f/11 f/13 f/14 f/16 f/18 f/20 f/22

Vous noterez que pour chacune de ces valeurs, on est à un stop d’écart si l’on reste sur la même couleur et que les valeurs f/2, f/2.8, f/4 ne sont que des normes habituelles. Par exemple 7.1 est à un tiers de stop au-dessus de f/8, bon ben je dois me dire qu’elle est la valeur également à un tiers de stop au-dessus de f/5.6 pour passer au stop au-dessus (5.6 étant le stop au-dessus de 8), ce qui nous donne bien sûr f/5. Vous pouvez à nouveau procéder à la vérification par le radical de 2.

Voici les valeurs des vitesses d’obturation en tiers de stop que j’ai choisies entre 1/4ème et 1/4000ème de seconde.

1/4, 1/5, 1/6, 1/8, 1/10, 1/13, 1/15, 1/20, 1/25, 1/30, 1/40, 1/50, 1/60, 1/80, 1/100, 1/125, 1/160, 1/200, 1/250, 1/320, 1/400, 1/500, 1/640, 1/800, 1/1000, 1/1250, 1/1600, 1/2000, 1/2500, 1/3200, 1/4000.

Vous remarquerez que, comme pour les ouvertures de diaphragme, parfois nous arrondissons également. Par exemple de 1/60ème – 1 stop,  nous fait passer à 1/125ème au lieu d’1/120ème.

Voici les valeurs de sensibilité ISO divisées en tiers en stop.

100, 125, 160, 200, 250, 320, 400, 500, 640, 800, 1000, 1250, 1600, 2000, 2500, 3200, 4000, 5000, 6400

Une solide astuce : une fois que vous connaissez les valeurs en tiers de stop ou bien pour la vitesse d’obturation ou bien pour la sensibilité ISO, vous remarquerez que vous connaissez l’autre car elles répondent exactement aux mêmes valeurs !

Départ : f/13 + 1/125ème + 500 ISO
Je veux ouvrir mon diaphragme à f/2.8 et laisser l’ISO à 100. La vitesse sera à combien ? Même pour moi, ça me fait cogiter.

Premièrement : Je commence par calculer les gains de stops de f/13 et à f/2.8 en partant par la norme la plus proche de f/13 c’est f/11. De f/11 à f/2.8, cela me fait 4 stops. Soit un gain 4 stops + 1 tiers de stop f/13 étant 1 tiers de stop en-dessous de f/11.

Deuxièmement : J’applique cet ajout/cette perte de tant de stop au paramètre à corriger. Je dois soustraire les 4 stops et un tiers de stop que nous avons de trop. Je pars d’1/125ème de seconde et je soustrait 4 stops puis un tiers de stop. Résultat : 1/2500ème de seconde.

Troisièmement : Je calcule la perte de stop en ISO à partir d’un ISO en norme le plus proche de 500. C’est 400. De 400 à 100, cela me fait une perte de 2 stops + 1 tiers de stop.

Quatrièmement : Je redresse la balance en ajoutant 2 stops + 1 tiers de stop en vitesse d’obturation. A partir d’1/2500ème, cela me fait 1/500ème de seconde.

Résultat : De l’exposition f/13 + 1/125ème + 500 ISO, cela me fait :
f/2.8 + 1/500ème + 100 ISO.


4) Les exercices :

Exercice n°1 :

Mon exposition correcte est de f/5.6 + 1/30ème + 200 ISO.

J’ai besoin d’1/125ème de seconde et je choisi de laisser l’ISO à 200. A combien le diaphragme doit être ?

Exercice n°2 :

Mon exposition correcte est de f/8 + 1/60ème + 800 ISO.

J’ai besoin d’éviter le flou de bouger et de plus de lumière. Je suis passé à l’ISO à 1600 et la vitesse à 1/500ème, à combien dois-je ouvrir le diaphragme ?

Exercice n°3 :

Mon exposition correcte est de f/11 + 1/60ème + 1600 ISO.

Je suis sur trépied. J’ai besoin de plus de lumière sans trop réduire la profondeur de champ. Je conserve f/11 mais je passe sur 100 ISO pour éviter tout bruit numérique. A combien la vitesse doit elle être ?

Cordialement.


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sur la mesure d'exposition.

Message par Photographix le 7/6/2014, 08:13

bonjour,
Encore un article de Lionel, sur un réglage important dans la réussite photographique.
Cependant quelques remarques de détails:
- faire confiance à l'assistance des appareils que cela soit en mesure d'exposition ou de mise au point, de nos jours même les entrées de gamme sont très performants dans le domaine.
- l'utilisation d'un posemètre externe (que j'ai pu utiliser fréquemment en argentique) n'est pas commode car deux types de mesures peuvent être effectuées , en mesure par réflexion (celle de Lionel) ou en mesure directe (à coté du sujet , utile dans la réalisation des contre-jours). Dans les deux cas il y a ralentissement dans la prise de vue et en reportage ce n'est pas tolérable.
Si l'on fait confiance à l'assistance et que le paramètres de PdV sont maitrisés alors la liaison entre les réglages diaphragme-vitesse-sensibilité ISO, ne nécessite plus que les notions de Indice de Luminance (ou stops) et de correction d'exposition sur l'appareil (touche +- & molette !) que cela soit en stops ou 1/3 de stop qu'importe puisque sur le terrain cela sera le résultat observé sur l'écran de l'APN qui montrera la justesse des réglages ou non.
En plus je conseille de faire apparaitre l'histogramme sur la photo test (en général par appui sur le paddle au dos de l'APN) pour connaitre comment agir sur la correction d'exposition) et de contrôler la bonne MAP en faisant un zoom numérique sur l'écran (touche au dos de l'APN+molette) sur la photo test ce qui permet de vérifier si le curseur actif a bien été ciblé sur le sujet et si la PdC est suffisante. Ces réglages avancés permettent de réduire considérablement les déchets lors des prises de vues (PdV).
J'espère que cette mise au point complémentaire vous sera utile.
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Re: [Amateur] Savoir calculer avec les paramètres de l'exposition.

Message par Lionel le 18/6/2014, 05:46

Bonjour.

Michel a eu tout à fait raison de préciser ces informations complémentaires. Il est évident que dans la plupart des cas, ces calculs ne sont point obligatoires et que les posemètres incorporés font leur travail.

Je pense néanmoins qu'il était bon de connaître ce calcul et comment cela fonctionnait d'une part pour savoir, et d'autre part, parce que dans certains cas, nous serons amenés à effectuer ce genre de calcul pas uniquement au moyen d'un posemètre indépendant mais aussi par exemple lors de l'utilisation d'un filtre gris qui nous fait perdre un certain nombre de stops, et navigant entre le numérique et l'argentique, et bien les sensibilités peuvent être différentes (capteur à 100 ASA, et film à 200 ASA par exemple). On sait aussi que l'argentique peut avoir tendance à sous exposer dans certaines conditions, et que les profondeurs de champ diffèrent selon l'utilisation d'un matériel à l'autre puisque nous utilisons des distances focales différentes en fonction de la taille de la surface photosensible (plan focal différent et cercles de confusion différents). Au final, la correspondance est aussi à faire en nous. Se dire "Attends... Je perds tant de stops, ça me ramener à temps, le posemètre m'indique tant, ok je comprends pourquoi, je le suis, je ne le suis pas, etc...".
Quant à l'histogramme, c'est un outil bien évidemment propre au numérique (je n'ai pas eu le temps d'en faire un tutoriel).

Néanmoins je reconnais l'aspect pouvant paraître limité quant à la nécessité "absolue" de savoir faire ces calculs. Mais je tenais vraiment à faire ce tutoriel parce que beaucoup de personnes ne sont pas capables de connaître l'équivalence de tête et je pense que dans le cadre d'un apprentissage photographique, le but est d'avoir les connaissances en soi. Moi-même j'ai été heurté il y a deux ans à cette impossibilité. J'avais fait un sujet de demande d'aide qui s'appelait "Egalité lumineuse : comment les obtenir ?" ou quelque chose comme ça.
Il faut bien retenir que ce que je fais n'est point un combat contre l'efficacité des posemètres incorporés à nos cameras.  :clin d\'oeil: 
J'ai d'ailleurs tenu à placer ce tutoriel dans la section des personnes amatrices qui ont donc déjà la base, mais qu'elles puissent comprendre comment calcule l'appareil.

Je ne sais pas si j'ai réussi à faire passer le message que je souhaitais.  scratch Je ne partage pas ton opinion qui semble expliquer l'inutilité de ce sujet. Peut-être que je n'ai pas compris aussi...  :melangerlespin 

Cordialement.


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Re: [Amateur] Savoir calculer avec les paramètres de l'exposition.

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