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[Débutants] Chapitre 3 : l'exposition.

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Lionel
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[Débutants] Chapitre 3 : l'exposition.

Message par Lionel le 16/5/2014, 13:30

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Bonjour.

Bienvenue dans ce 3ème chapitre consacré à l'apprentissage des bases de la photographie.

Nous avions commencé par étudier la mise au point, puis nous avions continué avec une étude basique de la focale et de sa correspondance.

Aujourd'hui, nous allons étudier la base de l'exposition.


1) Qu'est-ce que l'exposition ?

On l'appelle parfois "l'encre du photographe" car c'est bien ce qu'elle représente : une possibilité créative. On créé une prise de vue.
On dit d'une photo qu'elle est correctement exposée si elle n'est ni trop sombre ni trop claire. Dans le cas où l'exposition est trop importante, on parle alors de "surexposition". Lorsque la photo est très sombre, on parle alors de "sous exposition".
Sans même que vous connaissiez l'existence de l'exposition, votre appareil photo la connaît fort bien par son mode de pilotage automatique qui consiste à réguler non seulement la mise au point, mais aussi l'exposition.
Une bonne exposition couplée à une bonne mise au point est la clef de la réussite d'une photo.
Photographier signifie "écrire avec la lumière". En effet tout est question de lumière, non seulement autour de nous, mais aussi et surtout à l'intérieur de l'appareil.

2) La chambre noire.

L'appareil photo est une chambre noire, dans laquelle rien ne se passe. C'est tout noir : vous ne distinguez rien et ne pouvez même pas vous déplacer dans cette chambre noire sous peine de vous casser la figure.  :melangerlespin 
Il fait tout noir, sauf lorsque l'on appuie sur le déclencheur. A ce moment précis, les rideaux s'ouvrent, de la lumière entre, atteint le fond de la chambre pour éclairant le mur opposé, et les rideaux se referment aussi tôt tandis que vous êtes à nouveau plongé dans la plus totale obscurité.

Et bien dans l'appareil photo, la lumière passant également dès que les rideaux se soient ouverts, cette lumière s'enregistre sur ce que l'on appelle "une surface photosensible". Par le passé, cette surface photosensible était la pellicule. Aujourd'hui, elle est remplacée par un capteur numérique. C'est donc la nouvelle surface photosensible sur laquelle les informations sont temporairement enregistrés avant d'être définitivement envoyés sur carte mémoire.

3) Les paramètres de l'exposition.

L'exposition se décompose en trois paramètres : trois outils à notre disposition pour faire en sorte que la photo soit correctement exposée. Ces outils existent depuis la création de la photo et sont encore utilisés en numérique. On ne veut pas d'une photo sous exposée ou surexposée.

A) L'ouverture du diaphragme :

Le premier paramètre de l'exposition, c'est l'ouverture du diaphragme. Le diaphragme est composée de plusieurs lamelles entreposées les une sur les autres formant ainsi une sorte de cercle. Le diamètre de ce cercle est appelé "Ouverture du diaphragme".


On voit clairement le diaphragme et les ouvertures.

Si vous êtes dans une chambre d'hôtel et qu'il y a un tout petit vasistas, et bien il ne va pas y avoir beaucoup de lumière rentrant dans la chambre.
Si par contre, on fait des travaux abattant le mur et en remplaçant le vasistas par une double porte fenêtre, et bien nous aurons beaucoup plus de lumière.
Le principe du diaphragme est le même. Il peut s'ouvrir ou se fermer, automatiquement ou manuellement, en laissant passer plus ou moins de lumière.

f/4 correspond à une valeur d'ouverture du diaphragme, comme f/8, ou bien encore f/16. On pourrait alors penser que plus le diaphragme est ouvert et plus le chiffre est grand et plus il est refermé, plus le chiffre est petit. Et bien non ! C'est exactement l'inverse. Regardez !


Ce croquis est fondamental : aussi je vous conseille de l'imprimer chez vous.

Vous devez penser inversé ! Plus l'ouverture est grand, plus le chiffre est petit. Plus l'ouverture est petit et plus le chiffre est.......... grand : parce que l'on inverse.

Il est donc évident que sur un même lieu, au même moment de la journée, si vous ouvrez à f/4, vous ne laisserez pas entrer autant de lumière que si vous ouvrez à f/16. La différence sera même énorme. Ce croquis est plus important que vous ne le pensez. Il nous servira aussi pour de prochains tutoriels.

B) La vitesse d'obturation :

Toujours dans une chambre noire dans laquelle rien ne se passe ( sourire: ), au moment où vous appuyez sur le déclencheur, un outil appelé "obturateur" ouvre des rideaux.
Si vous ouvrez les rideaux pendant un temps très court, peu de lumière entrera dans la pièce.
En revanche, si vous ouvrez les rideaux et que vous les laisser tel quel en quittant la chambre et puis qu'en revenant, que vous refermiez les rideaux, et bien la durée aura été beaucoup plus longue, et la lumière aura eu le temps de pouvoir s'accumuler. Beaucoup plus de lumière sera rentrée.
La notion du temps sur laquelle les rideaux restent ouverts est fondamentale parce que cela conditionne au même titre que le diaphragme la quantité de lumière entrant dans la chambre.
Le temps dont l'obturateur conserve les rideaux ouverts s'appelle la vitesse d'obturation, ou bien encore le temps de pose.


La vitesse d'obturation ? Par le mot obturateur pardi !

Plutôt que de parler en 0,00.. secondes, en cas de vitesses rapides, nous parlons en fraction. Par exemple 1/100ème de seconde est rapide et fait rentrer une certaine quantité de lumière. Si vous placez l'obturateur sur 1/500ème de seconde, il sera 5 fois plus rapide et donc 5 fois moins de lumière arrivera dans la chambre.

En cas de vitesses lentes, on parle d'avantage de temps de pose que de vitesse d'obturation même si les deux sont exacts. A ce moment là, on va compter en secondes. 1 seconde, 2sec, 4sec, 8sec, etc... Certains temps de pose peuvent arriver même à des minutes.

Cet outil montre donc ses limites puisqu'il nous est impossible de rester immobile ne serait-ce que pendant 1 seconde. Or, si le photographe n'est pas bien immobile et le sujet lui aussi, et bien nous allons avoir un flou de bouger.
C'est là que nous voyons qu'une bonne mise au point (étudiée dans le premier chapitre) ne suffit pas à assurer la netteté. En exposition, la vitesse d'obturation doit toujours être vérifiée.

Pour cela, deux règles sont à retenir :


Premièrement, lorsque l'obturateur est à une vitesse d'obturation inférieure à 1/60ème de seconde, ce n'est pas bon car la photo sera floue. A main levée, toujours shooter à plus d'1/60ème de seconde !

Deuxièmement, on doit toujours utiliser une vitesse d'obturation supérieure à l'inverse de la distance focale. L'inverse de X est 1/X. L'inverse de 4 est 1/4. L'inverse de Lionel est 1/Lionel.
Votre distance focale établie en millimètre fait par exemple 100mm (on la voit depuis l'optique comme étudié en chapitre 2). L'inverse de 100 étant 1/100, votre vitesse d'obturation doit être plus rapide qu'1/100ème de seconde. Si l'obturateur est alors à 1/160ème ou 1/320ème par exemple, et bien c'est bon. Si la vitesse est moins rapide qu'1/100ème, la photo sera floue, enregistrant votre flou de bouger.

Ces recommandations sur la vitesse d'obturation ne sont pas exhaustives, mais nous sommes sur un tutoriel pour débutants.


C) La sensibilité ISO.

Supposez que vous soyez en train de photographier avec un téléobjectif par exemple avec une distance focale de 200mm et que nous soyons en fin de journée. Pas de problème, nous allons réduire la vitesse pour obtenir plus de lumière... Faux ! Si vous êtes à 200mm, il vous faut plus rapide qu'1/200ème de seconde pour éviter le flou de bouger.
Vous allez donc ouvrir votre diaphragme. Mais le problème c'est que même le diaphragme ouvert au maximum, vous n'avez pas suffisamment de lumière entrant dans la chambre. La photo va être sous exposée ! Alors comment faire ?

C'est là qu'intervient le 3ème paramètre de l'exposition : la sensibilité ISO.
Comme je vous l'ai expliqué en début de tutoriel, en appuyant sur le déclencheur, l'obturateur ouvre ses rideaux, la lumière entre, et s'enregistre sur la surface photosensible avant d'être enregistré sur carte mémoire.

La sensibilité ISO concerne directement cette surface photosensible aujourd'hui représentée par un capteur numérique. Nous pouvons amplifier la lumière reçue par ce capteur numérique, en modifiant cette sensibilité.
Regardez par exemple sur le reflex Nikon D3200, un appareil pour tous, la possibilité facile de changer la sensibilité ISO via les menus.


La sensibilité ISO modifiable depuis l'appareil photo numérique.

Par convention, on estime que 100 ISO correspond à la lumière reçue par le capteur. Si nous augmentons la sensibilité à 200 ISO, nous obtiendrons 2 fois plus de lumière qu'en restant à 100 ISO. Si nous amplifions la lumière reçue par le capteur numérique à 400 ISO, nous aurons 4 fois plus de lumière qu'à 100 ISO, et ainsi de suite...

Avant le numérique, cette sensibilité était fixée par la pellicule et nous devions acheter des pellicules d'une sensibilité précise. Voyez par exemple cette pellicule Fujifilm avec une sensibilité ISO fixée à 800.


Cette pellicule est toujours en vente à l'heure actuelle.

Aujourd'hui, en changeant la sensibilité ISO depuis votre boîtier, c'est comme si vous changiez à chaque fois de pellicule !  :Gifpourexp: Ce n'est pas pour rien que l'on dit que le numérique reste un confort d'utilisation.
Si le soleil cogne fort, et qu'en plus votre sensibilité est à 800 ISO, la vitesse d'obturation va devoir être rapide, et le diaphragme pas trop ouvert afin d'éviter la surexposition !

Attention ! Rappelez-vous que chaque outil a ses limites. Le diaphragme a les siennes (que j'ai volontairement occulté de ce tutoriel), l'obturateur en a aussi (nous avons vu le risque de flou de bouger en cas de vitesses trop lentes), et la surface photosensible avec sa sensibilité ISO en a aussi !
A trop monter la sensibilité ISO, la qualité d'image se dégrade en créant ce que l'on appelle du "bruit numérique". Ce sont des petits points souvent présents dans les zones un peu plus sombres de la photo.


100 ISO et 6400 ISO : la différence flagrante de qualité.

A gauche nous voyons une prise de vue réalisée avec un capteur non amplifié (une sensibilité ISO non augmentée si vous préférez). L'ISO est à 100.
A droite, le photographe a utilisé une vitesse d'obturation beaucoup plus rapide ce qui a fait perdre de la lumière pour en contre partie monter énormément la sensibilité ISO. L'ISO est à 6400.

Bien sûr, c'est une comparaison d'un extrême à l'autre, mais il démontre que de trop utiliser l'outil de sensibilité nous permet d'avoir une exposition correcte mais au détriment de la qualité d'image.


4) S'exercer avec les paramètres de l'exposition.

Comprendre c'est fondamental. Mettre en pratique permet de mieux comprendre.

Aujourd'hui, grâce au numérique nous avons la possibilité d'avoir un aperçu de comment notre photo sera exposée. C'est ce que l'on appelle le "Live View". Disons qu'il est présent lorsque nous prenons une photo depuis un écran.

Pour comprendre, utilisez le mode manuel appelé "M" sur votre molette de prise de vue, et faites varier les 3 paramètres de l'exposition afin de voir l'aperçu qu'aura votre photo et par conséquent les incidences réelles sur l'exposition qu'elle aura. Tous les appareils reflex même d'entrée de gamme le permettent aisément.

Cet aperçu est parfois faussé : attention car lui aussi a ses limites. Ce qui est vraiment fiable, c'est l'indicateur d'exposition qui comme son nom l'indique vous indique si oui ou non la photo est bien exposée. On avait vu ensemble au chapitre 1 qu'il existait un indicateur de mise au point, et bien pour l'exposition c'est pareil !
Faites ces exercices dans un lieu tranquille en intérieur (afin d'éviter d'avoir des reflets sur votre écran), et voyez par vous-mêmes ! Ce sera pédagogique !


Voyez l'indicateur d'exposition via le Nikon D3200.

Alors bien sûr, le mode manuel n'est pas un mode simple à maîtriser.  jocolor C'est pourquoi je ne le conseille ici que pour réaliser cet exercice et non pour faire de la prise de vue (d'ailleurs on ne shoote pas à l'écran mais au viseur donc encore une fois ce n'est que pour l'exercice). Les modes ? Nous verrons ça prochainement. vous avez déjà appris le plus difficile !  sourire: 

Je reste à votre disposition pour toutes vos questions relatives à ce tutoriel.

Cordialement.


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Dernière édition par Lionel le 6/8/2014, 13:09, édité 1 fois (Raison : 06-08-14 Ajout des liens au sommaire.)


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