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[Reflex] Olympus E-1 (2003).

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Lionel
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[Reflex] Olympus E-1 (2003).

Message par Lionel le 27/6/2012, 02:40

Avant Propos :

Si j’ai plaisir à rédiger une dissertation relative à un appareil, le contenu n’engage que mon avis. Par conséquent, cette dissertation est basée sur mes connaissances photographiques, ajoutées à mon expérience de possesseur d'appareils Olympus, et aussi renforcés par des informations collectées et vérifiées. Ensuite, cela reste bien évidemment entièrement rédigé par mes soins. Par conséquent, cette dissertation ne représente pas toutes les subtilités du E-1 et de la pratique photographique.

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Masse du boîtier nu : 660 grammes. Dimensions en millimètres : 141 x 104 x 81.

Fort de son boîtier en alliage de magnésium de fabrication nippone, l’E-1 reste majestueux, imposant, et d’une finition irréprochable. D'une masse moins lourde que ses successeurs, l'appareil, anti poussière, ne craint pas non plus les situations à risques avec de nombreux joints d’étanchéités. Il est conçu pour une utilisation à des températures extrêmes mais il en va aussi de même pour le taux d’hygrométrie.


La haute qualité de fabrication du E-1 d’Olympus. Un chassis en alliage de magnésium.

Il n'est pas non plus sans rappeler (ou en tout cas montrer) les débuts du numérique lorsque l'on songe à la ressemblance frappante avec les bridges/reflex Olympus Camedia E-10 et E-20. Et pour cause, il les succède. Voici l'E-10 de dos ===>


Voyez la ressemblance avec le bridge reflex Olympus Camedia E-10 ici représentée de dos.


En revanche, bien plus performant que les E-10 et E-20 qui n'avaient qu'un capteur 2/3 et sans interchangeabilité possible de l'optique intégré, l’E-1 intègrerait d’après la légende un capteur numérique différents des autres 4/3 qui lui ont succédés (E-3, E-30, E-5). Au lieu de l’utilisation habituelle d'un CMOS, Olympus avait opté pour un CCD, plus coûteux et pris sur la base d’un plein format pour en faire un 4/3. Kodak aurait joué un rôle manifeste avant d’être éliminé lors de la conception du E-3 (successeur du E-1). Les résultats semblent en avoir été une mesure spécifiquement différente de la température des couleurs ce qui présenterait un intérêt certain par rapport aux modèles plus récents. La surface photo sensible est doté du fameux mécanisme anti poussière propre à Olympus (le S.S.W.F.) et intègre 5.0 mégapixels pour des photo sites gros, ronds et bien espacés. Le 100 ISO est possible, et la sensibilité est divisée en tiers de stop. On pourra donc l’utiliser avec succès pour des tirages photos pouvant aller jusqu’à 30cm X 40cm.

D’après étude sur sa notice, la balance des blancs comporterait un total de 12 préselections aux choix mais aussi de 4 sélections entièrement personnalisables par l’utilisateur de manière à s’adapter à son sujet. L’autonomie peut être très bien gérée pour des situations difficiles non seulement par sa poignée grip optionnelle mais aussi grâce à l’adaptateur secteur AC-1 lui aussi optionnel, et l’appareil intègre même la possibilité d’un contrôle de la profondeur de champ.







Camera
E-20,E-20N,E-20P

Focal Length
16mm

Aperture
f/3.6

Exposure
1/200s

ISO
80
L’E-1 et sa poignée grip optionnelle de disponible visant l’augmentation de l’autonomie.


L’autofocus est propre au réflex. A corrélation de phase, il permet un verrouillage de mise au point plus opérationnel que les autofocus à détection de contraste trouvés sur les autres catégories d’appareils photos numériques, y compris les premiers sans miroirs de 2009 & 2010. Aujourd’hui, il est vrai que l’autofocus est en constante (r)évolution depuis l’élimination des reflex 4/3 au profit de la visée électronique.
L’E-1 contient seulement 3 collimateurs en sa visée oculaire. Néanmoins, il semble qu’à cette période là, ce soit assez conventionnel en particulier si j’en juge les dires de notre ami Michel. Loin de la visée courte des reflex Olympus amateurs, la visée de la lignée des reflex expert s’accordait au même niveau que des reflex numériques Nikon de haut de gamme. On peut donc avoir de bonnes raison de penser que la surface de visée du E-1 vienne s’accorder approximativement à celle du E-3 sur le schéma ci-joint.


Que l'on ne vienne pas déclarer qu'Olympus a une visée étriquée car cela dépend des modèles.

En revanche, si le viseur est très digne par sa taille et ses 100% de champ approximatif, la visibilité au cadran reste moins reluisante avec une résolution de seulement 134'000 pixels et 4,6cm de diagonale. De plus, ce dernier ne s’avère point amovible.

L’obturateur permet d’aller jusqu’à un temps de pose atteignant une vitesse d’1/4000ème de seconde avec une limite de synchro flash portée à 1/180ème (on est loin du Nikon D50). Qui plus est, 1/4000ème reste en soi assez basique (l’obturateur du E-5 permet quant à lui 1/8000ème). A l’inverse il permet malgré tout en mode « M » une vitesse d’obturation pouvant atteindre les 8 minutes ce qui laisse particulièrement songeur pour de longs clichés nocturnes.

Question enregistrement, on retrouve un type de fichier perdu de vue : je veux bien sûr parler du TIFF (également disponible sur le talentueux Camedia E-10), un format présentant l’avantage d’être moins compressé que le JPEG. Ce dernier et le RAW (.orf) sont bien sûr de la partie. Il dispose d’un double lecteur de carte (Compact Flash + XD Pictures) qui permettrait de pouvoir commuter de l’un à l’autre en cas d’arrivée au bout de l’espace mémoire de la Compact Flash. Ces propos restant en revanche à mesurer avec prudence.


L’Olympus E-1 sauvegarde aussi sur Compact Flash et si la compatibilité avec de nouvelles Compact Flash reste difficile d’interprétation, le faible poids de ses fichiers RAW compte tenu d’une résolution obsolète lui permet de pouvoir en obtenir davantage. On peut donc parler d’équivalence ou tout du moins d’un système fonctionnel en ce sens.

Exclusivement réservé aux amateurs avertis, pas question ici de mode automatique pas plus que de modes scènes, et si Olympus n’a jamais incorporé de fonction vidéo sur ses reflex numériques (sauf l’E-5), la date de sortie du E-1 ne lui permet pas de déroger à la règle. Il faudra donc s’en passer, tout comme de la fonction magnétophone.


L’E-1 se différencie aussi de la série à 3 chiffres des reflex Olympus par un écran de contrôle placé sur le haut de l’appareil, comme nous pouvons en voir sur tous les reflex experts quelque soit la firme constructrice. Il peut même être rétroéclairé au moyen de la touche « Light ».

La bête, bien que privée de flash intégré permet de travailler avec des flashs externes (appelés cobra en fonction de leur look) type FL-40 (que l’on retrouve compatible pour l’impressionnant Bridge Camedia E-10 Clic direct au E-10.), FL-36 et FL-50 via cable TTL. Bien qu’ignorant la compatibilité avec les flashs électroniques FL-36R et FL-50R, on peut aussi piloter l’appareil via télécommande, et même l’utiliser pour réaliser des clichés en plongée sous marine via un kit spécifique optionnel PT-E1. Et quant aux amoureux de clichés à raz le sol, le viseur d’angle VA-1 leur sera très utile prolongeant la visée optique tout en la détournant.


Le pilotage de flashs cobra via l'E-1.


Une visée tournée par prolongation de la visée optique.

L’intérêt réel du reflex expert Olympus E-1 prend aujourd’hui mieux toute son occuité lorsque l’on souhaite lui adjoindre une optique Zuiko 4/3 à tendance tropicalisée (série Pro et Top Pro) sans avoir à débourser la somme colossale que demande un E-3 ou pire un E-5. Hélas, il y a fort à parier que des collectionneurs (voire fanatiques) s’en sont déjà accaparés vu qu’il s’agit d’un produit particulièrement rare à trouver en France. Et quant au reflex semi expert E-30, il n'a pas la tropicalisation et perd donc cet intérêt de résistance.


L'E-1 sous la neige avec une optique Zuiko 4/3 tropicalisée.

Vers fin 2007, l’E-1 après des années à la place du fer de lance dont son chiffre reste par ailleurs particulièrement évocateur de cette position, fut remplacé au catalogue Olympus par l’E-3 dans cette même contrinuité directionnelle de boîtier expert. Voyez ici, les deux boîtiers mis côte à côte.







Camera
E-500

Focal Length
30mm

Aperture
f/2.8

Exposure
1/15s

ISO
250
Les deux boîtiers experts de la firme Japonaise en 2007.

Points Positifs :

1 - Qualité reflex
2 - Photo sites grands ronds et espacés
3 - Grand capteur doté d’un mécanisme anti poussière via ultrason
4 - Monture à optiques interchangeables
5 - Fabrication Japonaise en alliage de magnésium et étanche par joints
6 - Garantie pour 150'000 déclenchements
7 - Compatibles avec les optiques 4/3 Zuiko
8 - 2 molettes de réglages

Points Négatifs :

1 - Mauvaise sensibilité (bien que proposant jusqu’à 3200 ISO)
2 - Absence de stabilisation
3 - Résolution obsolète
4 - 3 collimateurs
5 - Abandon d’Olympus quant à la fabrication d’optiques 4/3
6 - Absence de fonction vidéo
7 - Absence de mode automatique
8 - Absence d’écran orientable




Conclusion :

L’E-1 bien qu'expert, mais remplacé par l’E-3, lui-même remplacé par l’E-5 (voir dossier ici présent sur le site) reste un boîtier ancien. Aujourd’hui, le capteur numérique attendu est l’APS C de coefficient 1.6 à tort ou à raison. Or, cette bécane reste équipé d’un 4/3 (coefficient 2). En terme de concurrence, ce qui aujourd’hui saurait "satisfaire" les sans miroirs numériques ne saurait satisfaire un reflex expert (l’E-5 pourtant plus puissant et plus récent à montré sa faiblesse en matière de sensibilité). Mais de surcroît, depuis 2003 (l'année de la sortie du E-1), il y eut un fort progrès de l’électronique. Il est évident que d’être privé d’une liberté quant à l’utilisation démesurée de la sensibilité ISO reste un point négatif. Pourtant, il a pu apparaître dans des articles que le E-5 lui-même n’avait pas une aussi bonne mesure de température des couleurs que le E-1 équipé d’un capteur CCD.
Cet appareil bénéficie néanmoins d’une qualité de fabrication irréprochable, de la connectivité avec les optiques Zuiko pour reflex numériques 4/3 avec un autofocus à corrélation de phase, et il prend mieux toute son occuité car la gamme des optiques E-System ne peut pas être adjointe ni même adaptée sur reflex APS C (le nouveau capteur de coefficient 1.6 étant trop grand). Or, Zuiko conserve une excellente réputation en matière de colorimétrie mais aussi de luminosité. L’E-1 reste donc aujourd’hui un appareil économique pour les possesseurs d'optiques Zuiko et avoir plaisir à manipuler un reflex numérique d’une finition difficilement reprochable. La classe !
Il me semble donc fondamental de préciser le caractère limité de l’utilisation du E-1 notamment par l’abandon d’Olympus quant à la fabrication d’optiques 4/3. C’est seulement une fois que nous avons connaissance de l’ensemble des éléments négatifs que nous pourrons, si nous engageons notre choix vers Olympus (ou bien si déjà fait), jouir de la qualité proposée défiant à 100 ISO la qualité des reflex numériques pleins formats Canon et Nikon (Zuiko 35-100 1 :2.0, Zuiko 150mm 1 :2.0, Zuiko 50mm macro 1 :2.0…). En plus, vu les chiffres, par rapport à un reflex expert d'aujourd'hui, l'E-1 se veut particulièrement léger et un peu moins imposant.
Personnellement, j’avoue qu’étant déjà sur la marque, l’E-1 me rejoindra peut-être sur le très long terme si je peux un jour être équipé d’une optique Zuiko PRO tropicalisée type 14-54mm 1:2.8-3.5 et/ou bien 50mm macro 1 :2.0. Il pourrait aussi me permettre d’améliorer le confort de visée par rapport à mon E-420 tout en ayant un appareil bien plus branché et à autofocus plus rapide. De toute façon, on arrive parfois à rejoindre les bénéfices d'anciennes bécanes dans une marque. Lorsque des utilisateurs de sans miroir numérique Olympus ou Panasonic sont amenés à investir sur une optique 4/3 achetant du même coup une bague d'adaptation, il peut y avoir le désir, la volonté, et aussi la réelle utilité d'investissement dans un reflex Olympus ou Panasonic d'occasion pour y adjoindre leur optique et bénéficier de l'autofocus à corrélation de phase tout en élargissant son matériel et son expérience.

Cordialement.


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MON MATERIEL POUR LE NUMERIQUE :

Reflex Olympus E-5 + Zuiko PRO 14-54mm 2.8-3.5 II + Zuiko PRO 50-200mm 2.8-3.5 II SWD + Zuiko PRO 50mm macro f/2 + Zuiko TOP PRO 35-100mm f/2 + Doubleur de focale Olympus EC-20 + Tube d'allonge Olympus EX-25 + 2 Flashs cobra Olympus FL-36R avec support double flash Olympus + Viseur d'angle Olympus VA-1.
100% tropicalisé à l'exception des lampes flashs !

Et bien d'autres matériels : trépieds et pieds d'éclairages, parapluie, triggers, réflecteurs, mini soft box, optiques standards, etc...
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